De nos jours, la problématique de l’emploi est devenue une équation difficile à résoudre pour les gouvernements du monde. Aussi, toutes les initiatives sociales et gouvernementales convergent-elles vers la promotion de l’auto-emploi pour résorber le chômage ambiant. Les millions de jeunes qui sortent des universités chaque année, les militaires, les sportifs et employés cumulant plusieurs petits boulots, ceux avec un CDD ou peu qualifiés qui désirent entamer une carrière d’auto-entrepreneur ont là, une opportunité de donner une nouvelle orientation lucrative à leur vie.
De la précarité et de rareté de l’emploi !
La culture de la fonction publique dans des pays comme la France montre aujourd’hui ses limites face à une pression démographique sans cesse croissante. L’État n’a donc plus la possibilité d’absorber les millions de diplômés formés dans les centres de formation à divers niveaux. De plus, elle est bien loin l’époque où, les entreprises étaient l’alternative pour le chômeur qui n’avait pas pu se caser dans la fonction publique. Par ailleurs, les emplois, si insignifiants soient-ils, sont devenus rares et semblent n’être accessibles qu’à une certaine frange de la population et à ceux qui appartiennent à des réseaux.
Des initiatives d’utilité publique pour doper l’envie entrepreneurial
Alors qu’un grand nombre de ces chômeurs tentent leurs chances dans l’auto-emploi sans parfois aucun prérequis pour affronter les réalités de l’entrepreneuriat, plusieurs contraintes et obstacles jalonnent leurs parcours. Beaucoup de chômeurs qualifiés ou non développent une autocensure qui les empêchent de passer à l’acte de création d’entreprise. Ils ont donc peur de faire faillite et de revenir à la case de départ. Des montagnes de taxes ont également tendance à dissuader plus d’un.
En France, par exemple, il existe une multitude d’initiatives d’utilité publique toutes aussi originales les unes que les autres. Il s’agit notamment de l’Initiative France Active grâce à ses projets « fonds territoriaux » et Cap’jeunes, de l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) à travers son projet CréaJeunes, de la Banque publique d’investissement (BPI), de l’Association nationale des groupements des créateurs à travers son diplôme d’université de créateur d’activité (DUCA), etc.
Nous n’oublierons surtout pas les initiatives du patronat français telles que le lancement du Guide du routard du financement d’entreprise à l’usage des aspirant à l’auto-emploi, le partenariat avec l’association Agir Pour Réussir (AGPR) dirigée par Moussa Camara sur le projet « déterminés » avec l’appui du groupe Klesia spécialisé dans la protection sociale. Le Medef travaille aussi à inciter les chefs d’entreprises à contribuer à la reconversion des militaires et des sportifs.
Pour finir, nous retiendrons que l’entrepreneuriat n’est pas la panacée au chômage des jeunes. Il est juste une des nombreuses alternatives pour juguler “la pandémie du chômage“ puisqu’en dépit des nombreuses initiatives, très peu de jeunes arrivent à réussir dans l’entrepreneuriat. On compte toujours autant de chômeurs.
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